lundi 28 septembre 2026
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Mix énergétique africain : sortir de la dépendance fossile sans sacrifier l’accès à l’électricité ?

Pour résoudre la triple problématique de la souveraineté énergétique, de son développement économique et de la décarbonation, l’Afrique doit éviter un basculement brutal. (Crédit : DR).

Face à une réelle pauvreté d’accès énergétique, avec plus de 600 millions de foyers privés d’électricité, l’Afrique au sud du Sahara gagnerait à adopter sans délai une stratégie de mix énergétique pragmatique et régionalisée.

Pour résoudre la triple problématique de la souveraineté énergétique, de son développement économique et de la décarbonation, l’Afrique doit éviter un basculement brutal. En se basant sur un fort potentiel de ressources renouvelables, elle peut passer par la phase transitoire d’un gaz naturel abondant, et surmonter des obstacles, tels que le financement, les infrastructures et le cadre réglementaire.

Fort potentiel du renouvelable

Sur le continent, existent des ressources renouvelables exceptionnelles, encore sous-exploitées. Elles peuvent constituer la colonne vertébrale du futur réseau. Outre le solaire photovoltaïque, idéal pour les zones rurales et reculées où des mini-grids et systèmes autonomes peuvent être installés, l’offre hydroélectrique est immense. Du Bassin du fleuve Congo, au Nil en passant par le fleuve Sénégal… ce sillon à lui seul pourrait résorber les déficits. Le solaire et l’hydroélectrique ont évolué. Les dernières technologies peuvent aider à réaliser des infrastructures plus performantes et à moindres coûts. Dans la vallée du Grand Rift, la géothermie reste un atout majeur. Des pays, tels que le Kenya, l’Ethiopie… peuvent en tirer profit, fournissant du courant électrique en continu, nonobstant les aléas climatiques.

Le gaz naturel, une transition légitime

Compte tenu de plusieurs paramètres, la sortie d’Afrique des énergies fossiles ne peut être analogue à celle dans les pays développés. En un gaz naturel, dont les réserves sont abondantes, plusieurs gouvernements et analystes africains misent comme une énergie de transition légitime. Contrairement au solaire qui à l’intermittence du solaire et de l’éolien, le gaz peut aider à stabiliser les réseaux électriques. Excellent pour alimenter l’industrie lourde locale, c’est plus qu’un ersatz pour des ressources, telles que le charbon ou le fioul lourd.

Les solutions-clés

Compte tenu de son potentiel et de ses moyens, l’Afrique au sud du Sahara peut fonder sa stratégie d’une énergie souveraine sur des financements innovants, des infrastructures de dernières générations et futuristes (Smart Grids et interconnexions régionales), tout en allant vers un cadre réglementaire, au-delà des monopoles étatiques, qui adopte des réformes sectorielles favorisant du PPP. En effet, avec un coût du capital qui peut être élevé, il est nécessaire d’instaurer des garanties publiques et se baser sur des mécanismes de Blended Finance (finance mixte) et la justice climatique internationale (Fonds Vert Climat). En termes de modernisation de réseaux, le West African Power Pool semble un excellent exemple à améliorer puis dupliquer.

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