lundi 5 octobre 2026
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Corridor Douala-Bangui : le Cameroun mobilise 347,5 millions d’euros auprès de la Banque mondiale

Par décret publié vendredi 2 octobre, le président Paul Biya a autorisé la conclusion d'un prêt de 347,5 millions d'euros soit environ 228 milliards FCFA avec la Banque internationale. (Image illustrative).

Par décret publié vendredi 2 octobre, le président Paul Biya a autorisé la conclusion d’un prêt de 347,5 millions d’euros soit environ 228 milliards FCFA avec la Banque internationale. Les fonds iront au corridor économique reliant Douala à Bangui. Un second texte ouvre la voie à un financement de la Banque islamique de développement pour la route Douala-Bafoussam.

Le projet de corridor économique Douala-Bangui vise à moderniser l’axe de transport et de commerce qui relie la capitale économique camerounaise à celle de la République centrafricaine. Pour Bangui, dont le pays n’a pas d’accès à la mer, cette liaison terrestre vers le port de Douala est la principale porte d’entrée et de sortie des marchandises. Pour Yaoundé, l’enjeu est double : consolider la position de Douala comme plateforme logistique de l’Afrique centrale et capter une part plus importante des flux commerciaux régionaux. L’annonce a été relayée par la présidence sur le réseau social X. Le décret ne précise pas, à ce stade, le calendrier de décaissement ni les conditions financières du prêt.

La BID en appui sur l’ouest du pays

Dans un décret distinct, le chef de l’État a habilité le ministre de l’Économie à signer avec la Banque islamique de développement (BID) un accord de financement de 212,35 millions d’euros, soit près de 139,3 milliards FCFA. Cette enveloppe est destinée à la réhabilitation de l’autoroute Douala-Bafoussam, qui dessert les régions du Littoral et de l’Ouest, deux bassins économiques majeurs du pays. Cumulés, ces deux financements dépassent 560 millions d’euros, soit plus de 367 milliards FCFA, consacrés aux seules infrastructures routières.

Un recours croissant à l’endettement

Ces décisions s’inscrivent dans une stratégie d’emprunt plus large. En août, le ministre des Finances avait déjà été autorisé, par décret présidentiel, à lever jusqu’à 930 milliards FCFA de prêts intérieurs et extérieurs. Ces ressources doivent servir à financer des projets de développement et à apurer des arriérés. Première économie de la CEMAC, portée par le pétrole et le gaz, le cacao et le bois, le Cameroun a intensifié ces derniers mois ses recours aux bailleurs pour combler ses déficits budgétaires et soutenir son programme d’infrastructures. Une dynamique qui renforce l’équipement du pays, mais qui place aussi la soutenabilité de la dette au cœur des arbitrages à venir.

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