samedi 15 août 2026
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Afrique : Standard Bank mise sur un second semestre de rebond, portée par le reflux des taux

La première banque africaine par les actifs, Standard Bank, a vu son bénéfice semestriel 2026 progresser de 10 %. (Crédit : DR).

La première banque africaine par les actifs, Standard Bank, a vu son bénéfice semestriel 2026 progresser de 10 %. Mais c’est sur les six prochains mois que se joue l’essentiel. En effet, la fin du choc des taux bas devrait redonner un regain à ses activités de détail sur le continent. Et ce alors que le groupe accélère ses déploiements en Angola et en Tanzanie.

La plus grande banque du continent reste positive sur ses perspectives en Afrique. Standard Bank, première banque africaine par la taille de son bilan, table sur une croissance plus vigoureuse de ses revenus bancaires au second semestre 2026. En effet, la pression exercée par la baisse des taux d’intérêt commence à s’estomper, allégeant le poids qui pesait sur ses filiales africaines hors Afrique du Sud. Le groupe sud-africain a publié un bénéfice net ajusté  de 26,1 milliards de rands, soit environ 1,62 milliard de dollars, pour les six mois clos le 30 juin. Une hausse de 10 % soutenue par la bonne tenue des commissions, des revenus de trading et surtout par la solide progression du produit net d’intérêts dans la division Corporate and Investment Banking.

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Face aux analystes, le directeur financier Arno Daehnke a évoqué une « contribution renforcée » attendue des pôles Business and Commercial Banking (BCB) et Personal and Private Banking (PPB) sur la seconde moitié de l’année, en particulier dans le reste de l’Afrique. Le dirigeant anticipe une accélération de la production de crédits et donc un portefeuille de prêts en expansion. « Nous voyons l’impact de la baisse des taux davantage intégré dans la base de comparaison, si bien que les marges devraient s’améliorer légèrement, ce qui soutiendra le produit net d’intérêts », a-t-il expliqué dans les colonnes de Reuters. Un basculement qui, s’il se confirme, marquerait la sortie d’une année 2025-2026 marquée par la compression des marges.

Des tensions en baisse

Car le premier semestre a laissé des traces. La baisse des taux a lourdement pesé sur les résultats des activités de banque de détail et d’entreprise du groupe en Afrique, hors marché sud-africain, en réduisant les revenus tirés des prêts. Le manque à gagner sur les dépôts et fonds propres quand les taux reculent, devrait diminuer d’ici la fin de l’année, sans toutefois se résorber totalement avant 2027, selon M. Daehnke. Sur l’ensemble du groupe, le produit net d’intérêts a progressé de 4 % pour atteindre 53,2 milliards de rands. La marge nette d’intérêt s’est en revanche resserrée, à 472 points de base contre 489 un an plus tôt. Ce qui reflète à la fois de l’environnement de taux plus bas et d’une concurrence tarifaire accrue sur certains segments du crédit aux particuliers et aux entreprises.

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En parallèle, Standard Bank accélère son déploiement sur des marchés jugés porteurs. Le groupe a injecté 80 millions de dollars supplémentaires dans sa filiale tanzanienne en juillet. Il reste également en bonne voie pour porter sa participation dans Standard Bank Angola de 51 % à 75 % au cours du second semestre 2026.